Cushman & Wakefield publie son tout premier bulletin d'analyse des investissements

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La société de services immobiliers commerciaux Cushman & Wakefield a lancé aujourd’hui son premier Bulletin d’analyse des investissements. Le rapport aborde la conjoncture économique prévalente et d’autres éléments importants ayant un impact sur les conditions de l’investissement immobilier au pays.

« La baisse des cours des produits de base et du dollar canadien a sans conteste eu un impact sur la manière dont les investisseurs perçoivent le marché immobilier commercial, mais de faibles taux d’intérêt, des paramètres fondamentaux généralement solides et l’insuffisance de produits de base maintiennent les taux de capitalisation à des planchers », a déclaré Scott Chandler, président et chef de la direction de Cushman & Wakefield.

RESULTATS

La chute spectaculaire du prix du pétrole a un impact profond sur les économies provinciales et modifie notre vision de l'immobilier commercial au Canada.  Bien que les paramètres fondamentaux du secteur immobilier demeurent solides, le plein impact de la chute du prix du pétrole et d’autres produits de base doit encore s’immiscer dans le système.  Historiquement, la demande de biens immobiliers dans des villes comme Calgary et Edmondton avait tendance à repartir avec la même voracité qu'elle avait perdue de son élan. Mais, aussi longtemps que le prix du pétrole et des produits de base demeure faible, les marchés de Toronto, Vancouver et Montréal connaîtront un mouvement expansionniste fortement positif, alors que les marchés producteurs nets de pétrole subiront une détérioration de leurs paramètres fondamentaux.

Ces deux dernières années, le flux de capitaux immobiliers sorti du Canada a été bien supérieur au capital entrant investi – plus de 7 fois d’argent quittant le pays que de capitaux entrant par le biais d’investisseurs étrangers.  Bien que la vigueur passée du dollar canadien et le manque criant d'occasions de placement intéressantes ont limité les flux de capitaux étrangers, on prévoit que le recul du dollar canadien et un apport important de capitaux asiatiques, provenant principalement de compagnies d’assurance-vie chinoises, verra progresser le volume des capitaux entrants au cours des prochaines années. Les capitaux entrants ont progressé de 39 % l’an passé. Le volume important de capital sortant est largement imputable aux fonds de pension canadiens, avec des placements immobiliers en hausse, car les possibilités « intrinsèques » d’investissement n’existent tout simplement pas sur le marché libre au Canada. La plus grande partie de ces capitaux se dirige vers différents marchés américains, mais s’achemine également vers des villes très ciblées en Europe, en Amérique du Sud et en Asie.

Les taux de capitalisation demeurent très élevés dans les principales villes canadiennes, bien qu’on ne sache pas vraiment si l’évolution rapide des perspectives régionales exercera des pressions sur les taux de capitalisation à court terme. Malgré un recul général des rendements obligataires, il est improbable que les taux de capitalisation baissent beaucoup plus en raison de facteurs tels que les planchers de prêt assurant la continuité des rendements et les perspectives incertaines dans tout le pays.  Nonobstant ce qui précède, le manque de possibilités d'acquisition d’actifs immobiliers haut de gamme maintiendra vraisemblablement les taux de capitalisation à de faibles niveaux pour les produits de base.

Pour de plus amples informations sur les conditions mondiales d’investissement immobilier, veuillez consulter notre denier Atlas d'investissements internationaux.