Marché de l’immobilier de bureaux 2017 : un départ solide

TORONTO, le 10 janvier 2017 – L’espace à bureaux total loué dans les centres-villes urbains (CU) du Canada au dernier trimestre de 2016 atteignait 881 000 pieds carrés (PC) – marquant un élan d’expansion qui devrait se poursuivre en 2017. Bien qu’il s’agisse de bonnes nouvelles – laissant potentiellement présager une meilleure année à venir – la diffusion des résultats du quatrième trimestre de 2016 par Cushman & Wakefield doit être prise en contexte : le rendement des marchés individuels variera de manière importante tout au long de 2017 selon les facteurs de demande et l’impact de l’économie mondiale.   

Une fois de plus, Vancouver, Toronto et Montréal ont été en tête de peloton en 2016. Les CU de ces trois villes ont connu une forte croissance, propulsée par la faiblesse des prix du pétrole et de l’énergie, la vigueur de l’économie américaine et une dollar canadien compétitif.

Toronto – le plus important marché de l’immobilier de bureaux – a affiché une autre année remarquable, surpassant encore les attentes. En 2016, plus d’un million de pieds carrés (MPC) d’espace de Catégorie A ont été absorbés dans le marché, dont plus de 116 000 PC au quatrième trimestre à lui seul. Toronto demeure un chef de file de croissance urbaine et semble avoir le vent dans les voiles. Bien que plusieurs secteurs soient en croissance, la demande est particulièrement forte chez les entreprises de technologie, méga-données, commerce électronique, logiciels et systèmes d’information. Vivant présentement le cycle de développement le plus important depuis le début des années 1990, le taux d’inoccupation au centre-ville a chuté à 4 % au quatrième trimestre, son plus bas niveau en huit ans.

Le marché du CU de Vancouver a vécu une chute spectaculaire du taux d’inoccupation en 2016, toutes catégories confondues, passant d’un sommet de 10,0 % en 2015 pour terminer le quatrième trimestre de 2016 à 5,4 %. Le moteur de cette croissance demeure le secteur de la technologie. L’élan de croissance du CU de Vancouver demeure modeste, mais si on assiste à un redressement du secteur des ressources, la croissance du marché pourrait être propulsée par deux secteurs distincts.

Le marché de Montréal, quant à lui, a pris plus de temps à se réchauffer. Toutefois, un élan de croissance a caractérisé l’année 2016. En effet, 546 000 PC d’espace de catégorie A ont été absorbés au centre-ville de Montréal au cours de 2016, dont 76 000 au quatrième trimestre. Le taux de disponibilité d’espace de catégorie A, qui atteignait un sommet de 11,1 % au premier trimestre de 2015, affiche aujourd’hui un taux plus modéré de 9,6 %.

Calgary ressent toujours les effets de l’un des plus importants chocs pétroliers de l’histoire et ses ramifications sont loin d’être terminées. Toutefois, avec les récentes augmentations du prix du pétrole, il y a espoir que le déluge d’espace qui a inondé le marché régressera. Cependant, en raison des 2,4 MPC de développement attendus au centre-ville en 2017 et 2018 et les nombreux blocs de grands espaces qui réintégreront le marché, la disponibilité d’espace de catégorie A est projetée d’atteindre 29,1 % à la fin 2018. Le taux d’inoccupation d’espace de catégorie A du CU à la fin du quatrième trimestre affichait 22,8 %. Au quatrième trimestre, toutes les catégories affichaient une absorption négative de 23 000 PC, une nette amélioration par rapport aux derniers trimestres dans ce marché en crise.  

Edmonton fait face à une sérieuse offre excédentaire d’espace par rapport à sa croissance historique moyenne. On prévoit que le taux d’inoccupation devrait grimper à 18,6 % d’ici la fin 2018. Bien que l’absorption ait atteint 384 000 PC au quatrième trimestre de 2016, ce résultat positif causé par l’occupation de locataires dans la nouvelle Edmonton Tower sera compensé par une absorption négative au cours des prochains trimestres alors que les espaces délaissés par ces locataires réintégreront le marché.

Ottawa languit toujours du côté de la demande, où le marché Catégorie A affichait une absorption négative de 57 000 PC au quatrième trimestre. Toutefois, le taux d’inoccupation demeure relativement serré à 6,5 %. Dans l’attente d’une expansion du gouvernement fédéral en 2017, il est possible que le marché d’Ottawa prenne un essor positif.  

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Edna Canning-Park

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